Conformément au plan Schlieffen, une fois la neutralité de la Belgique et du Luxembourg violées, la première partie de la manoeuvre allemande se déroule parfaitement. Au cours de cette bataille décisive, les troupes franco-britanniques arrêtent puis repoussent les Allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen (revu par Moltke) qui prévoyait l'invasion rapide de la France en passant par la Belgique, pour éviter les fortifications françaises et ensuite rapatrier le gros des troupes sur le front de l'Est. Côté allemand, le redéploiement de la Ire armée allemande sur la rive droite de la Marne laisse un intervalle de 40 km entre celle-ci et la IIe armée, masqué par les 1er et 2e corps de cavalerie (total de cinq puis quatre divisions), que l'état-major de la Ire armée ordonne de renforcer par deux brigades d'infanterie (ordre du 8 septembre au 9e corps)[39]. Le 27, le chef de l'État-Major allemand, le général von Moltke, envoie à ses commandants d'armée une Directive générale mentionnant la possibilité d'un rétablissement français sur l'Aisne ou la Marne, et ordonnant les axes de marche suivant : « Sa Majesté[n 4] ordonne que l'armée allemande se porte en direction de Paris : la Ire armée, avec le deuxième corps de cavalerie, marchera à l'ouest de l'Oise, vers la basse-Seine. De son côté, le communiqué français du même jour annonce que « dans le Nord, les lignes franco-anglaises ont été légèrement ramenées en arrière[10]. LES DEUX BATAILLES DE LA MARNE SEPTEMBRE 1914 – JUILLET/AOÛT 1918 (sources : Dictionnaire de FRANCE de PERRIN – ATLAS HISTOIRE de FRANCE (PERRIN) – LA VOIX du COMBATTANT…) Enfin, un ordre du jour est adressé le 6 au matin à toutes les troupes françaises. La grande époque du Parti communiste racontée par les militants de la Marne, de l’Aisne et des Ardennes . La première bataille de la Marne, du front du Nord à l’Est . Ce dernier disparaît en février 1918 et ne peut donc donner son point de vue. 0000001064 00000 n Les belligérants recherchent alors la décision par une série de tentatives mutuelles d'enveloppement vers l'ouest, puis vers le nord, qui les mènent jusqu'aux rives de la mer du Nord, lors des combats appelés la « course à la mer » (septembre à novembre 1914). 0000002227 00000 n 0000001323 00000 n Cette thèse uchronique a été contestée : on peut considérer en effet qu’une prolongation de l’offensive allemande le 9 septembre se serait traduite par une plus lourde défaite pour les armées de Kluck et Bülow, « une Bérézina sur l’Ourcq »[54]. La Ve […] s'avancera vers la ligne Châlons-Vitry […]. Aller à : navigation, rechercher. Le Dictionnaire sus-cité reste néanmoins critique sur cette apparition mariale car les témoignages ne s'accordent pas tous et sont anonymes. Ces expédients retardent l'avance prudente des Franco-Britanniques (cinq divisions d'infanterie du BEF, la division de cavalerie britannique et trois divisions de cavalerie françaises, sans compter la gauche de la 5e armée française), le 6 et 7 sur le Grand Morin, le 7 et 8 sur le Petit Morin, le 8 sur le Dolloir et la Marne[40]. Mais le débarquement de ces troupes est menacé dès le début de l'opération par l'approche des unités de cavalerie allemandes : le projet de bataille sur la ligne Somme-Aisne est annulé le 31 août et la 6e armée se joint à la retraite. C’est entre 1921 et 1931 qu’il a été bâti, grâce à un comité dirigé par la duchesse d’Estissac (Comtesse de La Rochefoucauld) , le Cardinal Luçon, archevêque de Reims, Monseigneur Tissier évêque de Châlons et le Maréchal Foch. Mémorial des Batailles de la Marne, Champagne-Ardenne, France - Toutes les informations pratiques et les points d'intérêt des différentes attractions France 170 18 Le 3 septembre, des aviateurs français découvrent que les colonnes de la Ire armée allemande infléchissent leur marche vers le sud-est et ne marchent donc plus droit sur Paris[29]. D'autre part, l'État-Major allemand avait redéployé une partie de ses forces, envoyant de Lorraine plusieurs corps d'armée en renfort sur leur aile droite. Citons le Mémorial de Dormans, site incontournable choisi par le Maréchal Foch pour commémorer les deux batailles de la Marne. Le XIIe corps de réserve allemand est renforcé par des troupes du XIIe corps d'armée et soutenu par la 2e division de la Garde, au cours d'une attaque de nuit entre le 8 et le 9 septembre, l'aile droite française est enfoncée entraînant le repli des troupes au centre du dispositif de la 9e armée française. — État des lieux par le général Gallieni, au tout début de septembre 1914[14]. La seconde bataille de la Marne a lieu en juillet 1918 avec la percée décisive des Alliés signant ainsi le début de la fin pour l’envahisseur. « Il convient de profiter de la situation aventurée de la, « se couvrant vers le nord et le nord-est débouchera vers l'ouest pour attaquer le flanc gauche des forces ennemis qui marchent à l'ouest de l', « […] la lutte qui va s'engager peut avoir des résultats décisifs, mais peut aussi avoir pour le pays, en cas d'échec, les conséquences les plus graves. En raison de son influence décisive sur le déroulement de la campagne, et donc de la guerre, la bataille de la Marne a fait l’objet de nombreuses hypothèses contrefactuelles, proposant généralement un scénario de victoire allemande, dans la continuité de l’historiographie des années 1920 et 1930 : « Si la voiture du pessimiste lieutenant-colonel Hentsch s’était écrasée sur un arbre quelque part au cours de son voyage du 8 septembre, nous aurions eu deux semaines plus tard un cessez-le-feu et ultérieurement obtenu une paix dans laquelle nous aurions pu demander n’importe quoi », écrivait en 1965 un ancien aide de camp de Bülow[51]. 1914, la guerre des plans. Cette page d’homonymie liste les différents sujets ou articles partageant un même nom. Côté allemand, l'aile droite s'est lancée immédiatement après ses victoires de la bataille des Frontières à la poursuite des Français et des Britanniques, les divisions de cavalerie allemandes en tête. À Meaux, au plus fort de l’épidémie, 300 bénévoles ont uni leurs forces et donné de leur temps pour fabriquer du matériel de protection. d’hommes depuis les Vosges jusqu’à la Somme et rappel des noms des Verdun sera investi. « dans le Nord, les lignes franco-anglaises ont été légèrement ramenées en arrière. La bataille de Normandie, qui s'est déroulée de juin à septembre 1944, est une bataille déterminante de la Seconde Guerre Mondiale. Lire aussi Les batailles et parfois les victoires Dans la Marne aussi l’année 75 était pleine de promesses pour le PC qui comptait alors près de 8 000 adhérents. Il le sera en 1924 et fut l'objet de nombreux pèlerinages. Des milliers de Français sont morts pour ne pas reculer, et empêcher la défaite du pays. Toutes dispositions seront prises dans la journée du 5 septembre en vue de partir à l'attaque le 6[32]. 182 pages, 6 cartes Les deux batailles de la Marne 5-11 Septembre 1914 - 15-18 Juillet 1918 par Le Maréchal Joffre, L'ex-Kronprinz Impérial, Le Maréchal Foch, Le Général Ludendorff: Bon Couverture rigide (1928) | … La Ve armée allemande également menacée est contrainte de se replier en passant entre le massif de l'Argonne et la place fortifiée de Verdun. L'ennemi, en pleine retraite, n'est plus capable d'offrir une résistance sérieuse. Tous ces renforts arrivent par voies ferrées, utilisées comme rocade pour faire une manœuvre par les lignes intérieures[21], ce qui permet le renforcement de l'aile gauche française : de 45 divisions le 23 août, elle passe à 57 le 6 septembre puis 70 le 9 septembre[22]. Il est difficile d’imaginer une victoire allemande sur la Marne sans forces supplémentaires, qui auraient pu être les deux corps d’armée prélevés pour la Prusse-Orientale le 25 août, le corps de réserve de la Garde en soutien de la Ire armée, face à Maunoury, et le XIe corps saxon en renfort de la IIIe armée, de Hausen, qui aurait ainsi pu percer le front de Foch[55]. Le 10 septembre, la IIe armée allemande, menacée d'enveloppement par la 5e armée française, commence sa manœuvre de repli entraînant avec elle le retrait de la IIIe armée allemande. Dans la dernière semaine d'août 1914, les Allemands pénètrent en France à partir de la Belgique. L'aile gauche de la 9e armée est fortement attaquée, elle cède le village et le château de Mondement, un point d'observation qui domine le champ de bataille. « On a vu déjà les effets dissolvants de ces marches en retraite répétées, le plus souvent de nuit [...]. La bataille de la Marne est une série d’affrontements à l’est de Paris, se déroulant pour l’essentiel entre le 6 et le 9 septembre 1914. Le commandant en chef français, le général Joffre, garde malgré tout l'espoir d'un rétablissement, et dans son rapport au ministre de la Guerre Adolphe Messimy, il affirme que l'armée française peut encore lancer une contre-attaque victorieuse[15]. Le 25 août[19], l'État-Major français prévoit d'arrêter la retraite derrière la Somme et l'Aisne. Le père de l'écrivain Albert Camus est mort des blessures subies lors de cette bataille. Mais, selon le mot du général Chambe, alors jeune officier de cavalerie, « ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue » : en effet, si les armées franco-britanniques mirent alors un terme à l'avancée irrésistible des armées allemandes commandées par Moltke, elles ne purent ou ne surent exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français. Le 9, les renforts allemands (le 9e corps) lancent une attaque de Betz vers Nanteuil : la 6e armée française est menacée d'enveloppement par le nord et n'a plus de réserve à engager. Elle commence le 6 juin 1944 par le débarquement massif de soldats alliés sur les plages normandes. Plaque commémorative du combat de la 9e division de cavalerie commandée par le général de l'Espée lors de la première bataille de la Marne. Presque quatre années séparèrent les deux grandes batailles qui se déroulèrent dans la Marne lors de la Première Guerre Mondiale. – Payot 1928 Noté /5. Les deux Batailles de la Marne . » Deux officiers allemands crurent reconnaître la « Vierge de la Marne » dans une statue de Notre-Dame de Lourdes, et une infirmière d'Issy-les-Moulineaux raconte qu'un Allemand recevant l'extrême-onction disait « [qu']une Vierge... se tenait devant nous, les bras tendus, nous repoussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer… » après s'être, avec ses compagnons, demandés si c'était Jeanne d'Arc ou Geneviève de Paris[56]. La défaite entraîne une seconde retraite, plus éprouvante encore que celle qui avait suivi la, « Nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc, avec la ceinture bleue, inclinée vers Paris... Elle nous tournait le dos et, de la main droite, semblait nous repousser. La bataille de la Marne peut faire référence à deux batailles de la Première Guerre mondiale : la première bataille de la Marne (du 6 au 13 septembre 1914) ; la seconde bataille de la Marne … Mais à midi, le lieutenant-colonel Hentsch, envoyé par l'OHL, arrive à l'état-major de la Ire allemande et annonce la retraite de la IIe armée depuis le matin. Accueil; France; Batailles de la Marne : Dormans cherche à réveiller une mémoire qui s’éteint. Mais le 8 au soir, Henstch arrive à l'état-major de la IIe armée : le lendemain 9 septembre au matin, le chef d'état-major Lauenstein décide avec lui de faire battre en retraite son armée, qui est menacée sur sa droite, derrière la Marne. L'intervalle entre les 5e et 4e armées françaises est comblé dès le 29 août par l'envoi de huit divisions prélevées ailleurs, créant ainsi la 9e armée le 5 septembre ; l'intervalle entre la 5e armée et l'armée britannique est colmaté par deux divisions de cavalerie. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le soir même, le 77e régiment d'infanterie soutenu par l'artillerie de la 42e division d'infanterie et par la division marocaine reprend le château. Foch est contraint d'établir des positions défensives et de les protéger. Le retrait des IIIe et IXe corps d'armée en pleine journée, au cours des combats pour renforcer la Ire armée allemande sur l'Ourcq, a non seulement galvanisé les troupes alliées mais a ouvert dans le dispositif allemand une brèche de près de 50 km[47]. La IIIe […] progressera entre Laon et Guignicourt, sur Château-Thierry […]. Au Mémorial des batailles de la Marne, à Dormans, le Président de la République a rendu hommage aux combattants des … 0000004161 00000 n 0000007564 00000 n La première bataille de la Marne, livrée entre le 5 et le 12 septembre 1914, a stoppé la progression allemande dans le nord-est de la France et ouvert l’ère de la « guerre des tranchées ». 0 Bülow reproche à Kluck sa volonté d'obtenir un succès tactique sur le corps expéditionnaire britannique en contrevenant aux ordres de flanc-garder l'aile marchante allemande. Elle a pour but d'honorer la mémoire de tous les anciens combattants ayant participé à l'une ou aux deux batailles de la Marne. Retrouvez Les batailles de la Marne de l'Ourcq à Verdun (1914 et 1918) : Actes du colloque et des millions de livres en stock sur Amazon.fr. Le Mémorial, c’est d’abord un monument érigé en souvenir des deux batailles-clés de la grande Guerre, - La première bataille, enclenchée dès septembre 1914, évitera à la patrie une défaite éclair. 0000000886 00000 n Le 6 septembre, les troupes françaises commencent leur mouvement vers le nord mais sont rapidement contenues par les troupes allemandes. Les Belges qui avaient résisté à Liège se replient sur Anvers. Cette brèche s’élargit quand Bülow replie son aile gauche pour éviter d'être contourné. La débâcle . Le Mémorial des batailles de la Marne est une chapelle située en partie haute de la commune de Dormans (Marne). Toutefois, Joffre est aussi conscient du fait qu'il doit d'abord céder du terrain. Additional Physical Format: Online version: Joffre, Joseph Jacques Césaire, 1852-1931. FC Nantes. La bataille donne lieu à un célèbre épisode : celui des « taxis de la Marne ». Il indique avoir reçu un message du quartier-général de la IIe armée l'informant que devant l'absence de nouvelles de la Ire armée, la IIe armée était dans l'obligation de se replier vers la Vesle[50]. Les troupes allemandes tentent au cours de cette bataille de percer les lignes françaises en lançant des combats frontaux très meurtriers. 187 0 obj <>stream Les Deux Batailles de la Marne 5-11 Septembre1914 et 15-18 Juillet 1918 pas cher : retrouvez tous les produits disponibles à l'achat sur notre site. Le Mémorial national des batailles de la Marne à Dormans a ainsi été construit en 1921 sur un site choisi par le Maréchal Foch pour commémorer les deux Batailles de la Marne. endstream endobj 186 0 obj <>/Size 170/Type/XRef>>stream En modifiant le plan Schlieffen en renforçant l'aile gauche allemande, puis en dispersant des forces de l'aile droite (le VIIe corps d'armée de réserve est stationné vers Anvers ; le corps de réserve de la Garde et le XIe corps d'armée sont envoyés sur le front russe), il a affaibli son aile droite qui se retrouve en infériorité numérique par rapport aux armées alliées.