L’ossuaire contient les ossements de 1 360 soldats, toutes armées confondues, dont dix seulement ont pu être identifiés précisément. Ce document avait pour fonction de montrer au monde entier le soutien univoque de la classe dirigeante et des intellectuels allemands à leur souverain Guillaume II. « On a vu déjà les effets dissolvants de ces marches en retraite répétées, le plus souvent de nuit [...]. Théâtre de nombreuses batailles, l’empreinte de l’histoire marque ce territoire au patrimoine très intéressant. « Les armées allemandes sont entrées en France, de Cambrai aux Vosges, après une série de combats continuellement victorieux. Si sur le plateau lorrain et dans les Vosges l'armée française arrête sa retraite dès le 23 août et arrive à tenir ses positions face aux attaques allemandes (bataille de la trouée de Charmes du 24 au 26 août), toutes les unités françaises et britanniques qui s'étaient avancées en Belgique battent en retraite à partir du soir du 23 août. Ce mouvement entraîne également le repli des troupes de la IIIe armée allemande. Ce champ de bataille est subdivisé en plusieurs batailles plus restreintes : à l'ouest les batailles de l'Ourcq et des deux Morins, au centre les batailles des marais de Saint-Gond et de Vitry, et à l'est la bataille de Revigny[8]. En raison de son influence décisive sur le déroulement de la campagne, et donc de la guerre, la bataille de la Marne a fait l’objet de nombreuses hypothèses contrefactuelles, proposant généralement un scénario de victoire allemande, dans la continuité de l’historiographie des années 1920 et 1930 : « Si la voiture du pessimiste lieutenant-colonel Hentsch s’était écrasée sur un arbre quelque part au cours de son voyage du 8 septembre, nous aurions eu deux semaines plus tard un cessez-le-feu et ultérieurement obtenu une paix dans laquelle nous aurions pu demander n’importe quoi », écrivait en 1965 un ancien aide de camp de Bülow[51]. Après cette première bataille de la Marne, l'évêque de Meaux, Mgr Emmanuel-Jules-Marie Marbeaux demande qu'un monument commémoratif soit édifié. A l’intérieur, la grille d’entrée de la crypte est signée Subes, le principal maître-ferronnier de la période Art-déco et les vitraux sont de Charles Lorin que l’on retrouve dans la chapelle supérieure. La bataille des marais de Saint-Gond désigne les combats du 6 au 9 septembre, entre Sézanne et Mailly-le-Camp, entre d'une part la 9e armée française (commandée par le général Foch) et d'autre part la gauche de la IIe armée allemande du général von Bülow et l'aile droite de la IIIe armée du général von Hausen. Ce dernier les laisse avertir directement l'État-Major malgré son grade supérieur[30] ; l'information est confirmée par les reconnaissances de cavalerie le 4 au matin[31]. Aller à : navigation, rechercher. Les troupes françaises sous la pression sont contraintes d'adopter une posture défensive, l'arrivée du 15e corps d'armée en provenance de Lorraine permet au général Sarrail de renforcer son aile gauche malmenée par les attaques allemandes et d’empêcher la rupture du front. Les divisions britanniques franchissent au même moment la Marne à Charly et Nanteuil[42], tandis que la cavalerie française atteint Château-Thierry[43]. Six divisions sont prélevées sur le front d'Alsace-Lorraine et envoyées à partir du 27 août par chemin de fer en renfort autour de Péronne, d'Amiens et de Montdidier, regroupées au sein de la 6e armée créée pour l'occasion. 0000002999 00000 n 1 - Les deux batailles de la Marne . Au cours de cette bataille décisive, les troupes franco-britanniques arrêtent puis repoussent les Allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen (revu par Moltke) qui prévoyait l'invasion rapide de la France en passant par la Belgique, pour éviter les fortifications françaises et ensuite rapatrier le gros des troupes sur le front de l'Est. Le Dictionnaire des « apparitions » de la Vierge Marie indique que le repli allemand du 5 au 9 septembre est considéré comme un miracle. Le 12 septembre, le centre de la 4e armée française entame un mouvement de débordement obligeant la IVe armée allemande à rompre le combat et à se replier sur une ligne défensive au-delà de l'Argonne. — Communiqué allemand du 27 août 1914[9]. On s'occuperait de Paris ensuite. En réaction à la victoire franco-britannique lors de cette bataille, les prises de décision de l'empereur d'Allemagne furent mises à mal, ce qui provoqua en Allemagne la rédaction spontanée d'un manifeste par 93 intellectuels germaniques de renommée internationale, le 4 octobre 1914. Enfin, un ordre du jour est adressé le 6 au matin à toutes les troupes françaises. S'y rajoute le transfert par chemin de fer de quatre autres divisions vers le front de l'Est (le corps de réserve de la Garde et le 11e corps d'armée libérés par la prise de Namur le 25 août)[25]. 0000008212 00000 n Retrouvez Les deux batailles de la Marne - 5/11 sept / 15/18 juillet 1918. et des millions de livres en stock sur Amazon.fr. Le 31 mai, les Allemands occupent la rive nord de la Marne, de Verneuil à Château-Thierry. Mais, selon le mot du général Chambe, alors jeune officier de cavalerie, « ce fut une bataille gagnée mais une victoire perdue » : en effet, si les armées franco-britanniques mirent alors un terme à l'avancée irrésistible des armées allemandes commandées par Moltke, elles ne purent ou ne surent exploiter cet avantage en repoussant ces armées hors du territoire français. Le 2 septembre à 23 h 37, l'OHL envoie l'ordre suivant : « Intention du Commandement Suprême est de refouler les Français en direction du sud-est en les coupant de Paris. Le 3 septembre, des aviateurs français découvrent que les colonnes de la Ire armée allemande infléchissent leur marche vers le sud-est et ne marchent donc plus droit sur Paris[29]. « Il convient de profiter de la situation aventurée de la, « se couvrant vers le nord et le nord-est débouchera vers l'ouest pour attaquer le flanc gauche des forces ennemis qui marchent à l'ouest de l', « […] la lutte qui va s'engager peut avoir des résultats décisifs, mais peut aussi avoir pour le pays, en cas d'échec, les conséquences les plus graves. Il existe une controverse sur l'identité de la personne qui a ordonné le repli des différentes armées allemandes. Le Mémorial se compose d’une crypte, d’une chapelle, d’un cloître, d’un ossuaire rassemblant les restes de 1 500 soldats inconnus, et depuis peu d’un espace muséographique. Côté français, le GQG n'identifie la brèche qu'à partir du 8, Joffre envisageant alors d'envoyer les Britanniques au nord de la Marne pour menacer les arrières de la Ire armée allemande, tandis que la 5e armée française doit attaquer au nord de Montmirail[41]. Tous ces renforts arrivent par voies ferrées, utilisées comme rocade pour faire une manœuvre par les lignes intérieures[21], ce qui permet le renforcement de l'aile gauche française : de 45 divisions le 23 août, elle passe à 57 le 6 septembre puis 70 le 9 septembre[22]. Conformément au plan Schlieffen, une fois la neutralité de la Belgique et du Luxembourg violées, la première partie de la manoeuvre allemande se déroule parfaitement. La première bataille de la Marne, livrée entre le 5 et le 12 septembre 1914, a stoppé la progression allemande dans le nord-est de la France et ouvert l’ère de la « guerre des tranchées ». Dominées numériquement et en danger d'être contournées par le flanc, les armées franco-britanniques repassent rapidement la frontière franco-belge pour se réfugier en France, puis foncent vers le sud-sud-ouest : cette retraite franco-britannique s'éternise pendant quinze jours, jusqu'au début du mois de septembre, moment où les troupes arrivent à hauteur de Paris. Bülow reproche à Kluck sa volonté d'obtenir un succès tactique sur le corps expéditionnaire britannique en contrevenant aux ordres de flanc-garder l'aile marchante allemande. Cette poursuite est menée le plus rapidement possible : les étapes réalisées sont au maximum de 40 à 45 kilomètres par jour pour la Ire armée allemande, la plus à l'ouest, dans l'espoir de rattraper leurs adversaires. 0000001064 00000 n Dormans fait face, au centre du dispositif d’attaque allemand. La IIIe […] progressera entre Laon et Guignicourt, sur Château-Thierry […]. Le 10 septembre devant la pression de la 5e armée française, la IIe armée allemande entame un mouvement de repli pour éviter l'enveloppement. Le retrait des IIIe et IXe corps d'armée en pleine journée, au cours des combats pour renforcer la Ire armée allemande sur l'Ourcq, a non seulement galvanisé les troupes alliées mais a ouvert dans le dispositif allemand une brèche de près de 50 km[47]. 0000004161 00000 n La bataille de la Marne s’engage le 5 septembre et voit son dénouement le 12 (recul des armées allemandes), soit deux semaines après la bataille de Tannenberg. En modifiant le plan Schlieffen en renforçant l'aile gauche allemande, puis en dispersant des forces de l'aile droite (le VIIe corps d'armée de réserve est stationné vers Anvers ; le corps de réserve de la Garde et le XIe corps d'armée sont envoyés sur le front russe), il a affaibli son aile droite qui se retrouve en infériorité numérique par rapport aux armées alliées. endstream endobj 171 0 obj <>/Metadata 20 0 R/PieceInfo<>>>/Pages 19 0 R/PageLayout/OneColumn/StructTreeRoot 22 0 R/Type/Catalog/LastModified(D:20091022112300)/PageLabels 17 0 R>> endobj 172 0 obj <>/ProcSet[/PDF/Text]/ExtGState<>>>/Type/Page>> endobj 173 0 obj <> endobj 174 0 obj <> endobj 175 0 obj <> endobj 176 0 obj <> endobj 177 0 obj <> endobj 178 0 obj <>stream Il ordonne donc dès la fin d'août aux armées françaises en retraite d'opérer des contre-attaques localisées et très temporaires pour retarder un peu la poursuite allemande et gagner du temps : la IVe armée allemande est ainsi contre-attaquée par la 4e française le 27 autour de Sedan, puis la IIIe allemande à Signy-l'Abbaye, enfin la IIe armée allemande par la 5e française le 29 autour de Saint-Quentin et de Guise (bataille de Guise le 29 août). Côté allemand, le redéploiement de la Ire armée allemande sur la rive droite de la Marne laisse un intervalle de 40 km entre celle-ci et la IIe armée, masqué par les 1er et 2e corps de cavalerie (total de cinq puis quatre divisions), que l'état-major de la Ire armée ordonne de renforcer par deux brigades d'infanterie (ordre du 8 septembre au 9e corps)[39]. Le père de l'écrivain Albert Camus est mort des blessures subies lors de cette bataille. Dans les Ardennes la Ve armée du général De Langle de Carryfait égalemen… <<7C49AD41AE835949822D023EA95803CF>]>> Le 27, le chef de l'État-Major allemand, le général von Moltke, envoie à ses commandants d'armée une Directive générale mentionnant la possibilité d'un rétablissement français sur l'Aisne ou la Marne, et ordonnant les axes de marche suivant : « Sa Majesté[n 4] ordonne que l'armée allemande se porte en direction de Paris : la Ire armée, avec le deuxième corps de cavalerie, marchera à l'ouest de l'Oise, vers la basse-Seine. Toutes dispositions seront prises dans la journée du 5 septembre en vue de partir à l'attaque le 6[32]. Aux échelons inférieurs, c'est un total de huit commandants de corps d'armée et 38 de division qui sont « limogés » par Joffre entre le 10 août et le 6 septembre[18]. x�bb�g`b``Ń3���0 �Wj Dans l'Humanité Dimanche. 0000006883 00000 n Mais à midi, le lieutenant-colonel Hentsch, envoyé par l'OHL, arrive à l'état-major de la Ire allemande et annonce la retraite de la IIe armée depuis le matin. H��SMo�0��+�h �!|��J$��T!���*-��6KI����c�����{. LES DEUX BATAILLES DE LA MARNE. 0000003533 00000 n 0000004739 00000 n Présentation de Joffre ou de Gallieni comme initiateur de la bataille[44]. À l’origine de cette bataille, il y a la décision du général von Kluck, commandant l’aile droite de l’armée allemande, d’obliquer vers le sud-est en évitant Paris. Diplôme de la bataille de la Marne décerné au lieutenant Brébant du 48e RI. Retrouvez LES DEUX BATAILLES DE LA MARNE / 5-11 SEPTEMBRE 1914 - 15-18 JUILLET 1918 [Paperback] [Jan 01, 1928] JOFFRE Maréchal ET FOCH MARECHAL et des millions de livres en stock sur Amazon.fr. La bataille donne lieu à un célèbre épisode : celui des « taxis de la Marne ». Citons le Mémorial de Dormans, site incontournable choisi par le Maréchal Foch pour commémorer les deux batailles de la Marne. Toutefois, Joffre est aussi conscient du fait qu'il doit d'abord céder du terrain. Il rejette la responsabilité de la défaite et des replis sur ses subalternes, critiquant ses généraux qu'il estime ne pas avoir été assez offensifs. trailer — Directive générale du commandement Suprême pour la continuation des opérations du 27 août[23]. Avec la bataille de la Marne commence la litanie des chiffres révoltants. D'une part, les troupes françaises sont trop épuisées et affaiblies pour se lancer dans une poursuite. Le Mémorial national des batailles de la Marne à Dormans a ainsi été construit en 1921 sur un site choisi par le Maréchal Foch pour commémorer les deux Batailles de la Marne. Commémoration de la bataille de la Marne à Meaux : une femme et ses filles sur la tombe de son époux (1915) Intérieur de l'église de Sermaize les Bains (1915) A Sermaize, dans les ruines (1915) 0000000886 00000 n À Reims, ne pas perdre la bataille de la Marne. Elle commence le 6 juin 1944 par le débarquement massif de soldats alliés sur les plages normandes. La IIe armée, avec le premier corps de cavalerie, poussera entre La Fère et Laon sur Paris […]. FRANCE (PERRIN) – LA VOIX du COMBATTANT…) _____ Résumé de cette grande bataille de la Marne qui a mobilisé des millions. Côté allemand, l'aile droite s'est lancée immédiatement après ses victoires de la bataille des Frontières à la poursuite des Français et des Britanniques, les divisions de cavalerie allemandes en tête. Dans la journée du 9 septembre, Foch prend le contrôle du 10e corps d'armée français, initialement aux ordres de la 5e armée française, sur son aile gauche. L'ennemi, en pleine retraite, n'est plus capable d'offrir une résistance sérieuse. Le Mémorial des batailles de la Marne est une chapelle située en partie haute de la commune de Dormans (Marne). Malade, Moltke est remplacé à la tête des armées allemandes par Falkenhayn à partir du 13 septembre. Côté français, face à ces puissantes forces allemandes, la 6e armée reçoit aussi des renforts, cinq divisions envoyées par Gallieni, pour alimenter la bataille : une brigade (de la 7e DI) est même acheminée de Paris à Nanteuil à bord de taxis réquisitionnés. L'aile gauche de la 9e armée est fortement attaquée, elle cède le village et le château de Mondement, un point d'observation qui domine le champ de bataille. Noté /5. Les deux batailles de la Marne – 5-11/09/1914 – 15-18/07/1918 – avec 6 cartes – 1929 1 ex. 187 0 obj <>stream La bataille de Revigny désigne les combats du 6 au 12 septembre au sud de l'Argonne, autour de Revigny-sur-Ornain, entre l'aile droite de la 4e armée française formée du 2e corps d'armée, l'aile gauche de la 3e armée française commandée par le général Sarrail et l'aile gauche de la IVe armée allemande et de la Ve armée allemande (du prince-héritier de Prusse). Toutefois, les conditions et les lieux diffèrent grandement. ». Noté /5. 170 0 obj <> endobj » Le 5 au matin, cet ordre est complété par un deuxième destiné à la 3e armée qui « se couvrant vers le nord et le nord-est débouchera vers l'ouest pour attaquer le flanc gauche des forces ennemis qui marchent à l'ouest de l'Argonne »[33].